L’hôpital lapidé : « Le système de santé français est brisé ! »

Il est chef du service d’urologie de l’hôpital Cochin à Paris et il alerte depuis des mois sur la situation de l’hôpital.

Parlant de l’épidémie COVID il dit : « Ce qui m’a le plus marqué par cette épidémie, c’est qu’autant de gens adhèrent, et en particulier les médecins, qui valident et parfois, poussent pour que ces mesures soient mises en place ; ça m’a beaucoup heurté !

D’abord, il n’aurait pas fallu exclure les personnels non-vaccinés, surtout qu’on est en pénurie de personnel depuis bien longtemps, et puis, pour la réintégration, car il y aura réintégration, beaucoup ne reviendront pas à l’hôpital !…. »

Le pass-sanitaire, le masque ne sont plus d’actualité à l’hôpital !

Sur l’hôpital : un diagnostic est sans concession !

« Nous ne sommes pas au bord du gouffre, nous sommes dans le gouffre ! »

Moins de 15 minutes pour tout comprendre

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L’hôpital lapidé !

Lorsque j’avais écrit le livre sur l’hôpital, en 2011, le premier titre était « l’hôpital lapidé ! » Un ami estimait ce titre un peu fort ! Alors, j’avais opté pour « L’hôpital disloqué ». Je n’imaginai pas, en 2011, qu’il pouvait avoir tort.

Les pierres de la lapidation de l’hôpital sont les réformes successives imposées par une classe politique dissoute dans le monde de la finance.

Dans ce livre, je dressai l’inventaire des conséquences de la Tarification à l’activité (T2A) et de la Loi Bachelot de 2009 « Hôpital, patient, Santé, Territoire ».

Ce que dit ce professeur sur l’hôpital, est l’exacte répercussion de cette tarification qui a transformé l’hôpital en entreprise de soins sans humanité.

Pourtant, les politiques ont été alertés par un avis très clair du Conseil National d’éthique en 2007 !

« Le concept de rentabilité ne peut s’appliquer à l’hôpital de la même manière qu’à une activité commerciale ordinaire ».

Le CCNE recommande de

« se réinterroger sur la mission primaire essentielle de l’hôpital. Celle-ci a en effet dérivé de sa mission originelle d’accueil de la précarité et de la maladie, puis de sa mission de recherche et d’enseignement, vers la situation actuelle qui fait de plus en plus de l’hôpital un service public, industriel et commercial qui a pour conséquence de déboucher sur un primat absolu donné à la rentabilité économique, au lieu de continuer à lui conférer une dimension sociale. »

« Quelle logique est à l’œuvre, si le succès médical est suivi d’une mort sociale ? »

(Avis 101 Santé, éthique et argent : les enjeux éthiques de la contrainte budgétaire sur les dépenses de santé en milieu hospitalier)

Mais la politique libérale soutenue par tous les gouvernements successifs depuis 2007 n’a que faire des avis éclairés qui viennent entraver les bénéfices des actionnaires privées qui lapident l’hôpital public pour imposer la vision mercantile de la santé. Tout devient payant !

Ce n’est pas le problème du seul hôpital public, mais bien celui du libéralisme débridé qui massacre les services publics. Rien ne changera sans changer de politique. Mais quelle politique ? Sarkozy, puis Hollande, puis Macron, sont les principaux responsables de cette lapidation et on ne résout pas un problème avec ceux qui l’ont créé ! La droite nationale ? Elle ne remet pas en cause le néolibéralisme et adoptera les mêmes recettes, peut-être en les empirant si elle refuse l’apport essentiel des médecins étrangers.

J’ai donc parcouru le projet de la NUPES sur hôpital public : « Reconstruire le service public hospitalier et sortir du tout T2A (tarification à l’activité) et de la politique du chiffre qui met les établissements hospitaliers en situation de conflits d’intérêt avec la Sécurité sociale ».

Cela revient à replacer au chevet des malades des milliers de médecins et de soignants qui sont occupés derrière des ordinateurs.

Ce professeur parle d’une vingtaine d’agences qui traitent de la santé en France. Il faudrait certainement en supprimer 19. Les ARS doivent aussi être supprimées. Elles n’ont en charge que la gestion financière des hôpitaux en méprisant tous les corps intermédiaires qui alertent sur les risques et aujourd’hui, sur les morts par défaut de soins ! Les élus doivent reprendre la présidence des hôpitaux et les directeurs, une gestion bienveillante, à l’écoute des représentants des médecins et des personnels.

Cela est rendu impossible avec les acteurs actuels. Il faut en changer.

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Table des matières interactive

Première partie ; L’hôpital, cette entreprise disloquée !

Chapitre 1 : Un cocktail à la sauce financière.

Chapitre 2 ; vous avez dit ressources humaines

Chapitre 3 : le temps de travailler

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