Au CESE, Yannick Cambray, va dans le bon sens

Le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE), dont est membre le maire de Saint-Pierre, Yannick CAMBRAY, préconise du bon sens pour l’Outre-mer.

En effet, Yannick CAMBRAY a voté le Rapport du Conseil Économique Social et Environnemental (CESE); « Se donner un nouveau cap – Rapport annuel sur l’état de la France en 2020 » (page 97 et suivantes). Il est intéressant de souligner trois de ces préconisations en les rapportant aux intérêts de l’archipel.

Trois des préconisations votées:

Préconisation n°2 : « Les prix des denrées alimentaires, de l’eau, des produits de première nécessité, des télécommunications et du fret, doivent être contrôlés par le Préfet et faire l’objet, si nécessaire, d’un arrêté de fixation des prix, afin d’éviter toute flambée par rapport à ceux de l’hexagone, notamment sur les forfaits de télécommunication nécessaires à l’éducation et aux relations sociales. »

Commentaire : au lendemain d’une nouvelle annonce de la flambée des prix dans l’archipel, cette préconisation est plus que justifiée. Oui, le préfet à la possibilité de prendre un arrêté pour fixer les prix. Pour des produits de première nécessité, il peut le faire sans délai. Pour les prix des télécommunications, s’agissant d’une entreprise privée, il est difficile d’imposer des prix, car il est incontestable que les coûts de production pour les 6000 habitants sont nettement supérieurs à ceux de la métropole. L’État devrait compenser la différence pour assurer l’équité avec la métropole, car il s’agit là d’un service public (À  titre d’info TV + téléphone + internet = en moyenne 150 euros par mois minimum contre 50 euros en métropole).

Pour le fret, c’est plus compliqué ! Comme le demandait Cap sur l’Avenir le 30 juillet 2015, « les importateurs locaux ne devraient pas gérer la desserte maritime en fret afin d’éviter toute confusion ou suspicion. » (voir article ICI). C’était il y a 5 ans. Depuis rien n’a changé ! Comme le recommande le CESE et Yannick Cambray, il faut se donner un nouveau cap.


Préconisation n°3 : La délégation propose de mettre en place une prime exceptionnelle pour les allocataires du RSA sur une durée d’un an afin d’atténuer les effets de la cherté de la vie.

Commentaire : cela va dans le bon sens, mais ne peut répondre au problème. Si cette prime est exceptionnelle, les effets de la cherté de la vie sont permanents. C’est donc vers des solutions pérennes qu’il conviendrait de s’orienter. Tous les allocataires (RSA, handicap, allocations diverses, minima sociaux, etc.), devraient bénéficier d’une compensation de la cherté de la vie. L’idée d’un revenu de base peut devenir une réponse (ICI).


Préconisation n°5 : La délégation préconise de multiplier par trois l’enveloppe du Fonds Exceptionnel d’Investissement (FEI) en la passant, dès 2021, de 110 millions à 330 millions d’euros par an, pendant 3 ans.

Cette dernière préconisation a été proposée par notre représentant, maire de Saint-Pierre, Yannick Cambray. Selon les informations obtenues, ce dernier aurait interpellé nos deux parlementaires sur le sujet pour qu’ils se fassent les relais auprès du ministère des Outre-mer. Si les maires, le député et le sénateur se mettent d’accord, qui pourrait s’y opposer ?

Pour la délégation, « la relance de l’activité devra s’accompagner de moyens supplémentaires pour les services publics. Les Outre-mer doivent faire l’objet d’une réelle programmation des investissements nécessaires au comblement des retard structurels, en mobilisant les fonds européens, dans une approche durable, à raison de leur démographie et pour assurer une égalité de traitement. »

Dans l’archipel, les loyers deviennent exorbitants, à un niveau proches des grandes métropoles. Il conviendrait de réaliser un programme de logement locatif public et cette préconisation de la délégation outre-mer du CESE, pourrait le permettre. De mon point de vue, cela parait plus urgent que la réalisation d’un quai de croisières qui va coûter plus de 15 millions d’euros, de quoi réaliser près de 100 logements locatifs dans l’archipel.

Est-ce que les élus, les parlementaires et les acteurs locaux partageront cette volonté de se donner un nouveau cap ? Est-ce que l’État et les ministres accepteront ? Quels moyens seront accordés par l’État pour tendre vers cette égalité avec la métropole ? Réponse ou pas, dans les prochains mois.


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