La bataille du rail doit réussir ou le peuple va souffrir !

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« Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité. » (Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946).

La SNCF devrait être concernée, mais !

LE DROIT AU BON ENDROIT

La constitution de la République Française repose sur des valeurs qui sont contenues dans trois textes fondamentaux :

C’est dans le préambule du 27 octobre 1946 au point 9 que l’on peut lire : « Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité. »
L’Europe (à majorité libérale) impose la mise en concurrence mais la Constitution Française impose que le service public national soit la propriété de la collectivité. En clair pour l’Europe libérale actuelle, c’est à l’Etat, et donc aux impôts, de financer toutes les infrastructures (rail, eau, électricité, autoroutes, etc.) et ce sont les entreprises privées à but lucratif de les exploiter à grands coups de bénéfices à distribuer aux actionnaires.
Mutualiser les investissements et les pertes par le peuple et capter les bénéfices pour quelques uns.
C’est le résultat constaté pour toutes les crises financières et exploitations de service public et qui est l’oeuvre du libéralisme soutenu par les « Macroniens » et ceux qui les ont précédés. Il n’existe pas un seul exemple ou le service public privatisé à connu une amélioration du service rendu et une baisse des tarifs, c’est-à-dire un gain pour le peuple.

COMMENT FAIT-ON DU BENEFICE POUR LES ACTIONNAIRES ?

En réduisant le cout de la main d’œuvre, en supprimant toutes les particularités d’un statut jugé trop protecteur, des avantages financiers négociés par le passé, en réduisant les salaires, les qualifications, etc. En clair il faut ramener la condition ouvrière à son plus bas niveau pour la mettre en concurrence lucrative avec les autres pays qui peuvent emporter le marché. (Bulgarie SMIC à 184 euros !) (*)
La SNCF est placée dans cette logique libérale ou les pertes vont rester à la charge de l’Etat et les bénéfices espérés, alimentés par une hausse des tarifs, seront versés aux capitaux privés.

La bataille du rail dépasse largement le seul sort de la SNCF. A chacun son camp ! Moi c’est la République de Liberté, d’Egalité et de Fraternité, celle de la Constitution.

 


(*) Dix pays, soit quasiment la moitié des pays de l’UE ayant adopté un salaire minimum, ont un SMIC mensuel inférieur à 500 euros. Il s’agit de la Bulgarie (184 euros), la Roumanie (218 euros), la Lituanie (300 euros), la république tchèque (332 euros), la Hongrie (333 euros), la Lettonie (360 euros), la Slovaquie (380 euros), l’Estonie (390 euros), la Croatie (396 euros) et la Pologne (410 euros).

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