Les baffes pour LREM et son président !

Après la claque prise par Le Régime d’Emmanuel Macron (LREM) aux élections régionales et départementales, plaçant ses ministres à moins de 10 % des votes, voilà que le Conseil d’État vient d’en mettre une autre en retoquant le projet de réforme de l’assurance-chômage. Et vlan ! La réforme du chômage qui prévoyait une baisse de 20 % du montant des indemnités applicable au 1er juillet prochain ne sera donc pas appliquée… de suite.

Selon le journal La Tribune, « Cette décision fait suite aux recours déposés par plusieurs syndicats (CGT, Force ouvrière, FSU, Unsa, CFE-CGC et l’Union syndicale solidaire), dans le but de suspendre le décret du 30 mars 2021 prévoyant la réforme de l’assurance-chômage ».

« Ces nouvelles règles de calcul des allocations chômage pénaliseront de manière significative les salariés de ces secteurs, qui subissent plus qu’ils ne choisissent l’alternance entre périodes de travail et périodes d’inactivité », poursuit le Conseil d’État.

Le gouvernement estime que la décision du Conseil d’État est seulement un contre-temps et non pas une remise en cause de la réforme. En fait, le Conseil d’État estime qu’il est trop tôt pour pénaliser les chômeurs, les effets de la crise sanitaires n’étant pas encore connus. Il y a de bons aspects dans cette réforme, mais leur financement repose sur une baisse des allocations des chômeurs. Ce gouvernement reste fidèle à ses principes en dépossédant les petits pour préserver les intérêts des plus grands.

Si l’on prend l’exemple de l’archipel que j’habite, Saint-Pierre-et-Miquelon, l’hiver, l’activité est fortement réduite et impose aux salariés des périodes d’inactivité. Ce sont ces derniers qui seront le plus pénalisés. Selon une évaluation de l’Unedic réalisée au printemps, 1,15 millions de personnes ouvrant des droits dans l’année suivant le 1er juillet auraient touché une allocation mensuelle plus faible (de 17 % en moyenne), mais ce chiffre cachait des situations individuelles bien plus dures : 400 000 chômeurs auraient pu perdre 40 % du montant de leurs indemnités.

La ministre de la Mer, originaire de l’archipel, arrivera-t-elle à convaincre ses collègues du gouvernement pour éviter que les salariés du BTP ne perdent pas 17 % de leurs allocations ? Rien n’est moins sûr ! Par solidarité… elle n’ira pas contre !

Comment dans ces conditions s’étonner d’une abstention record aux élections ? Comment s’étonner de voir Le Régime d’Emmanuel Macron ne pas atteindre la barre des 10 % ? Rien d’étonnant ! Les électeurs potentiels ont peut-être pris la mesure de la crise et comprennent que ce ne sont plus les politiques qui gouvernent un pays ! La finance, l’industrie pharmaceutique, les lobbies en tout genre managent les élus et anesthésient toutes les évolutions sociales possibles. Tout ceci va mal finir ! Ce qui ne passera pas par les urnes pourrait bien passer par ailleurs !

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