Le temps est venu

De Grandes Espérances de Catherine De Ryck

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Nicolas Hulot vient de lancer les 100 principes pour créer « un nouveau monde ».

Son appel : « La crise tragique du Covid-19 a démontré notre fragilité, la communauté de nos destins d’humains où que nous vivions, et la capacité de s’affranchir des dogmes politiques et financiers face à un danger imminent. Alors que d’autres dangers nous menacent – dérèglement climatique, effondrement de la biodiversité, inégalités sociales – Le Temps Est Venu – d’opérer un changement culturel et structurel majeur. Ensemble, faisons résonner ces 100 principes et 5 propositions.
Partageons-les pour que chacun, chacune, entende que “Le temps est venu”.

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Beaucoup de redondance pour arriver à 100, mais j’en ai relevé vingt qui me paraissent contenir tous les autres :

(les numéros sont ceux de l’ordre dans les 100 principes)

  • 5. Le temps est venu de dresser un horizon commun.
  • 12. Le temps est venu de prendre soin et de réparer la planète
  • 16. Le temps est venu de créer du lien.
  • 39. Le temps est venu de l’intelligence collective.
  • 40. Le temps est venu d’une mondialisation qui partage, qui coopère et qui donne aux plus faibles.
  • 44. Le temps est venu de la solidarité universelle
  • 46. Le temps est venu d‘une économie qui préserve et redistribue à chacun.
  • 47. Le temps est venu de mettre un terme à la dérégulation à la spéculation et à l’évasion fiscale.
  • 48. Le temps est venu d’effacer la dette des pays pauvres.
  • 52. Le temps est venu de s’inspirer des citoyens.
  • 60. Le temps est venu de valoriser prioritairement les métiers qui permettent la vie.
  • 61. Le temps est venu du travail qui épanouit.
  • 62. Le temps est venu de l’avènement de l’économie sociale et solidaire.
  • 63. Le temps est venu d’exonérer les services publics de la loi du rendement.
  • 64. Le temps est venu de relocaliser des pans entiers de l’économie.
  • 65. Le temps est venu de la cohérence et de réorienter nos activités et nos investissements vers l’utile et non le nuisible.
  • 76. Le temps est venu de distinguer l’essentiel du superflu.
  • 85. Le temps est venu de synchroniser science et conscience.
  • 91. Le temps est venu de déclarer que le racisme est la pire des pollutions mentales.
  • 95. Le temps est venu de l’engagement

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Si Nicolas Hulot lance son appel au monde, en France, des rencontres se tiennent régulièrement entre des intellectuels, des militants associatifs, syndicaux, politiques, pour déconfiner le débat, pour parler du monde d’après. Des « Radicaux de gauche » à « La France Insoumise », ils échangent et cela ne peut qu’engendrer de l’espérance pour éviter le remake de 2017 entre la finance et le racisme.

Cette crise du COVID-19 aura permis de révéler l’impasse dans laquelle nous mène cette course à la croissance infinie. Je vous invite à la lecture d’un article du monde du 3 avril dernier qui décrit assez bien le débat naissant pour repenser le système économique et la notion de l’État social :

Extraits:

Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France. « On a eu les mêmes réactions sur le réchauffement climatique : au début, personne ne veut y croire ; il ne faut pas faire peur aux marchés et à l’économie. »

« Il faut savoir comment, d’une crise, on fait quelque chose de positif », espère M. Ruffin ;

Thomas Porcher, économiste et auteur de l’ouvrage récent Les Délaissés , renchérit : « Le coronavirus révèle un fait qui saute aux yeux : en fermant des dizaines de milliers de lits à l’hôpital, en réformant l’assurance-chômage, c’est comme si on avait préparé notre impréparation en cas de choc majeur » . « Cette crise révèle l’étendue des inégalités dans le rapport au travail, entre ceux qui sont en télétravail et les métiers difficiles et mal rémunérés qui ne peuvent l’être ».

« On s’aperçoit aussi que le système de protection n’a jamais été pensé pour les indépendants et les autoentrepreneurs », souligne l’économiste Julia Cagé, par ailleurs présidente de la Société des lecteurs du Monde, qui souligne « l’urgence à « repenser » l’État social ».

« Tout devrait passer par un grand ministère de l’écologie. Il faut rouvrir notre imaginaire politique », complète M. Ruffin. « Il y a deux façons de penser cette crise. Soit on consolide le modèle existant, et le libéralisme entraînera un affaiblissement des droits et un renforcement de la surveillance pour sauver le Titanic. Soit on comprend que le modèle actuel est déficient et qu’il en faut un autre plus résilient, en accord avec la nature », continue M. Cormand. Qui conclut : « La bataille idéologique se fera sur ce clivage. »

L’article: « Effondrement, décroissance, relocalisation… Comment la gauche pense l’après-coronavirus »

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Des « Radicaux de gauche » à « La France Insoumise » en passant par les écologistes, ils échangent et cela ne peut qu’engendrer de l’espérance pour éviter le remake de 2017 entre la finance et le racisme.

Les 100 principes de Nicolas Hulot sont partagés par ceux qui participent à ces rencontres.  En France, le temps est venu de s’engager.

1 commentaire

  1. Les discours d’intellectuels gavent une grande majorité du peuple, ils faut braver les interdits, se révolter contre ces systèmes,, assiéger les mairies, les préfectures, les télévisions, les radios, l’assemblée nationale, le sénat, etc, c’est ça une révolution

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