Quelle logique est à l’œuvre, si le progrès technique est suivi d’une mort sociale ?

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En cette période ou le service public est mal mené il est bon de remettre à la surface l’avis du Comité Consultatif National d’Ethique qui se concluait ainsi : « Quelle logique est à l’œuvre, si le succès médical est suivi d’une mort sociale ? »


Cette phrase s’inspire de celle formulée par le Comité Consultatif National d’Ethique pour les sciences de la vie et de la santé qui a eu à se prononcer sur « les enjeux éthiques de la contrainte budgétaire sur les dépenses de santé en milieu hospitalier » (Avis n°101 du CCNE du 28 juin 2007).

Il convient de reprendre une des phrases de cet avis qui éclaire ô combien la situation actuelle de l’hôpital public et au-delà si l’on change les mots « hôpital public » par « services publics » :

« Il faut se réinterroger sur la mission primaire essentielle de l’hôpital. Celle-ci a en effet dérivé de sa mission originelle d’accueil de la précarité et de la maladie, puis de sa mission de recherche et d’enseignement, vers la situation actuelle qui fait de plus en plus de l’hôpital un service public, industriel et commercial qui a pour conséquence de déboucher sur un primat absolu donné à la rentabilité économique, au lieu de continuer à lui conférer une dimension sociale. »

Le primat absolu donné à la rentabilité économique n’a pas d’oreille. Les gouvernements sont sourds à toutes les dimensions sociales car de plus en plus ils ne gouvernent plus pour le peuple mais pour la rentabilité économique, ceux que d’autres appellent l’oligarchie bancaire.

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Tous les secteurs sont touchés :

  • L’enseignement et les universités qui se transforment en intégrateur dans le système plutôt qu’en révélateur d’intelligence personnelle et collective.
  • Les services publics qui peu à peu glissent vers un secteur marchand qui transforme une société de citoyen en un marché de consommateurs. Le chacun pour soi plutôt que la solidarité nationale.
  • Le monde du travail qui ne sert plus le progrès social mais le seul intérêt du capital, « le primat absolu à la rentabilité économique ».

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ALORS, A QUOI ÇA SERT TOUT ÇA ?

La politique ne devrait-elle pas organiser la société plutôt que d’entretenir les inégalités ?
Pourquoi faudrait-il accepter le primat absolu de la rentabilité économique et une mort sociale certaine alors que cette rentabilité n’est captée que par quelques-uns ? Dit autrement, doit-on continuer de travailler pour enrichir les 62 personnes qui gagnent autant que 3,5 milliards de personnes de cette planète ?

Pour ne pas devenir un acteur de la mort sociale, il est impératif d’enrichir ses savoirs par la lecture et de les faire connaitre par l’écriture.

 

“On ne peut pas résoudre un problème avec le même niveau de pensée que celle qui l’a créé.” (Albert Einstein)

 

 

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