À Saint-Pierre-et-Miquelon, « La liberté n’a pas à se faire injecter !!! »

L’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon démontre l’absurdité de la situation lorsque la gestion d’une crise sanitaire est confiée à des hommes politiques plutôt qu’à des personnes dont c’est le métier. Ainsi, des salariés non-vaccinés sont interdits d’être en contact des malades, mais peuvent les embrasser sans leur blouse. Ils réagissent et ils ont raison.

Cette phrase, peinte sur la digue du port de Saint-Pierre, pourrait être le sujet d’un devoir philosophique.

La liberté fera toujours l’objet de débat. La définition qu’en donne la « Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen » peut constituer une définition consensuelle :

« Article 4 : La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. »

Les professionnels de santé non-vaccinés nuiraient à autrui ? La démonstration est loin d’être évidente pour ne pas dire impossible.

Les vaccins peuvent être efficaces, mais pour le moment cette efficacité ne peut survivre qu’avec des doses de rappels. La troisième est en route et la 4e le sera ensuite… Les personnes vaccinées seraient protégées des formes graves, mais il apparaît que des traitements pour les personnes à risques peuvent produire les mêmes résultats. Ces vaccins ont été autorisés dans une procédure d’urgence et les effets indésirables s’accumulent au fil des mois au point par exemple à suspendre le vaccin Moderna dans plusieurs pays pour les moins de 30 ans (voir article ICI), et il ne serait pas étonnant que les vaccins de même nature ne produisent pas les mêmes effets, Pfizer, Etc.

C’est vraisemblablement pourquoi je suis confiné dans l’expression de ce proverbe millénaire de Pythagore : « Dans le doute, abstiens-toi ». Je ne survivrai pas aussi longtemps que lui, mais pour le moment… je doute.

L’absurdité Saint-Pierraise !

Depuis le début de la pandémie en 2020, une trentaine de cas positifs asymptomatiques ont été recensés dans l’archipel. Le coronavirus ne circule pas. C’est ainsi que, tout en conservant des mesures qui le protège (septaines conseillées pour les vaccinés et imposées pour les non-vaccinés), il n’y a pas de pass-sanitaire, les restaurants, cinéma, etc. sont d’accès libre et sans masque obligatoire.

Là où la situation est absurde, c’est d’imposer une vaccination à des professionnels pour travailler, mais pas pour embrasser leurs ainés ou parents hospitalisés ou en maison de retraite.

« Tu te rends compte, non-vacciné, je peux me balader partout dans l’hôpital et visiter qui je veux, mais je ne peux pas les visiter en tant que professionnelle. Qu’on m’explique la logique ? »

Perdre leur salaire pourquoi ? Quelle est la justification sanitaire ? Le préfet de l’archipel reste droit dans ses bottes et rien ne semble pouvoir l’atteindre. Il ne sait même pas pourquoi il devrait recevoir ces récalcitrants alors que c’est comme ça ! À la délégation qu’il avait reçue contre le pass-sanitaire et l’obligation vaccinale, il avait précisé : « Moi, si je vais à l’hôpital et qu’un médecin n’est pas vacciné, je refuse qu’il me touche ! »

Chacun pensera ce qu’il voudra, mais un tel langage ne peut conduire qu’à douter de tout. Le préfet est-il vraiment malade pour refuser des soins ? La compétence d’un médecin vacciné est-elle supérieure à celle d’un médecin non-vacciné ? Bienvenue en « absurdie » !

C’est pourquoi, il est imprudent de condamner les positions des uns et des autres en matière de vaccination. Chacun raisonne avec l’état de ses connaissances. Si des soignants, des médecins, des scientifiques sont prudents quant au tout-vaccin, il serait préférable de les comprendre plutôt que de les exclure de leur métier !

Si l’obligation vaccinale en métropole doit être considérée comme une atteinte à la liberté de faire valoir ses doutes, à Saint-Pierre-et-Miquelon, c’est la quintessence de l’absurdité des mesures imposées par nos gouvernants et appliquées sans discernement par leurs représentants locaux.

Ils étaient mobilisés en ce dimanche 10 octobre au point de faire sortir le préfet de sa confortable résidence pour le rapatrier à la préfecture. Vaccinés et non-vaccinés étaient ensemble pour démontrer cette absurdité locale. Un dialogue de sourds. La troisième dose va être proposée et imposée en l’absence de maladie et à plus forte raison d’épidémie. Le bon sens a quitté les têtes ! Ils se donnent rendez-vous à nouveau lundi, à 17 h, toujours devant la préfecture !

Le témoignage de ce médecin généraliste de la métropole, épuisé par la « violence » de l’obligation vaccinale au point d’en cesser son activité après 35 ans de pratique, permet d’imaginer ce que peuvent ressentir celles et ceux qui n’ont pas le choix, qui ne peuvent pas se priver de leurs revenus.

Cette absurdité doit être levée ! Que les élus fassent leur boulot !

La liberté ne supporte aucune blessure !

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Article complémentaire publié dans une édition de médiapart : « Je ne suis pas vacciné, mais je doute ! »

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