Non à l’obligation vaccinale et au passe-sanitaire dans l’archipel.

Ils étaient 60 dans une salle à 20 heures lundi soir ; ils étaient 80 devant la préfecture le mercredi ; ils seront…

Sur l’obligation vaccinale :

« Aujourd’hui, le jour de cette manifestation pour la liberté vaccinale et contre le passe sanitaire, deux personnes sont testées positives dans l’archipel, deux personnes vaccinées revenant de métropole, et au moins un des deux est un soignant »

Le préfet confirme au journal télévisé que « le fait d’être vacciné ça n’empêche pas d’attraper le covid, ça empêche simplement d’avoir des formes graves et c’est ça qui faut que chacun comprenne, lorsqu’on n’est pas vacciné on se met en danger d’avoir une forme grave du covid ». De l’écoute de cette déclaration il est possible d’en déduire que la vaccination ne protège pas les autres !

Si elle ne protège pas les autres, pourquoi contraindre les personnels hospitaliers et autres à se vacciner ? La délégation reçue par le préfet a indiqué combien le personnel hospitalier se sent meurtris, blessé par une telle décision. À Saint-Pierre-et-Miquelon, là où le virus ne circule pas, cette obligation vaccinale est une absurdité.

« Moi qui suis une infirmière, ont ne va plus me juger sur mes compétences, mais on va pouvoir me licencier parce que je ne suis pas vaccinée »

Le Préfet, dans des mots qui lui sont propres, répond qu’il ne pourrait pas faire confiance à des médecins ou soignants qui ne se protègent pas ! Donc, en dehors des éventuels recours juridiques sur la question, il ne faudra rien attendre du préfet sur ce point.

Sur le passe sanitaire :

La délégation reçue par le préfet a démontré combien un passe sanitaire dans l’archipel était une absurdité. Bien entendu, cette position est exprimée ce jour dans un archipel ou le covid ne circule pas. Cela fait plus d’un an que la population est quasiment confinée sur place et elle n’acceptera pas de se voir imposer un laissez-passer pour accéder aux festivités, aux bars, aux restaurants, à la piscine, au centre culturel, etc.

Cette loi en préparation et les décrets publiés qui s’y rapportent permettent au préfet de disposer d’une certaine marge de manœuvre. Ici pas de masque, etc. La délégation a donc demandé au préfet d’user de cette marge pour garder le dispositif actuel qui protège l’archipel sans contraindre ses habitants.

Il doit parler de cela vendredi avec les élus ! Mais, compte tenu des débats engagés à l’Assemblée Nationale il est fort probable que la loi ne sera pas votée vendredi.

Nous avons fait savoir au préfet que si les associations de parents d’élèves et le collectif créé pour la circonstance n’avaient pas protesté, les enfants auraient toujours les masques à l’école ! Les élus doivent savoir que des personnes vaccinées et non vaccinées n’accepteront pas de passe-sanitaire. Si le passe s’impose dans l’archipel dans les conditions fixées en métropole, dans un archipel ou le covid ne circule pas, il ne fait aucun doute que la population réagira.

Il pourra être envisagé une nouvelle réunion publique à la suite de la publication de la loi et de ses répercussions dans l’archipel. Une visite aux permanences du député et du sénateur n’est pas exclue.

__________

Complément sur le débat à l’Assemblée : « « Absurde », « ségrégation », « sprint » : débats houleux autour du passe sanitaire à l’Assemblée »

2 commentaires

  1. Que les personnels soignants ne veulent pas se faire vacciner, ce n’est pas nouveau. Lors de la pandémie A(H1N1)2009 pendant laquelle j’ai géré la campagne vaccinale au sein de l’équipe restreinte autour du Directeur général de la santé, nous avons eu le même problème. Il y a même eu un syndicat d’infirmiers qui s’était opposé à la vaccination ! Et trois professeurs de renom faisant la une d’un grand quotidien national déclarant qu’ils refusaient la vaccination ! Honte à eux !

    Mais, ce qui me choque le plus, c’est le fait que des soignants contagieux continuent de travailler auprès des patients. En 2009, nous n’avons jamais pu obtenir qu’ils soient affectés en dehors des lits de malades.
    Ce qu’il y a de nouveau avec la pandémie de Covid19, c’est que le Covid19 est aujourd’hui la première cause d’infections nosocomiales en France. On ne compte plus le nombre de clusters hospitaliers. Et ça pose deux questions : ou les mesures barrières sont mal appliquées ou ces mesures sont inefficaces.
    C’est bien de défendre les travailleurs. Ce serait encore mieux de faire en sorte que les milieux de soins ne soient pas des vecteurs de transmission !

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    1. La couverture vaccinale des personnels hospitaliers est incertaine, car les hôpitaux sont incapables de compter les agents vaccinés hors de l’établissement et ils sont nombreux. Cet article tente de faire le point et montre combien la comptabilité hospitalière est approximative. Seuls les médecins du travail seraient en mesure de renseigner ce chiffre, mais l’hôpital est un peu fâché avec la médecine du travail : https://www.liberation.fr/checknews/le-taux-de-couverture-vaccinale-des-soignants-est-il-sous-estime-20210708_KVYKD2XVUNGWTLMF44PVJDA4JE/
      Il n’est pas exclut que le gouvernement aurait volontairement minoré ce chiffre pour justifier l’obligation, ce qui ne serait pas étonnant. Mais le tout vaccinal n’est pas une réponse adaptée et des médicaments sont en cours d’étude et devraient être disponibles avant la fin de l’année. Un autre sujet…

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