Le conflit du tube de dentifrice !

dentifrice

Depuis tout petit, et ça fait longtemps, j’ai appris qu’il fallait toujours boucher son tube de dentifrice pour, éviter que la « pâte à dents » ne sèche, mais aussi pour éviter de jeter son tube avant qu’il ne soit vide.J’ai même vu que cette évidence pouvait  générer des conflits tous les matins entre conjoints d’un même tube. Même les fabricants ont réagi en créant des tubes hermétiques dans lesquels l’air asséchant ne pouvait pas pénétrer.
Et puis j’ai grandi, et comme tout le monde, je me brosse les dents après chaque repas, trois fois par jour.

Mais, j’ai tenté une expérience intéressante ! Je ne bouche plus le tube ! Je me suis rendu compte que lorsque j’arrivai à extraire la dernière larme de pâte, après avoir torturé le tube dans tous les sens, elle était aussi fraîche que la première. Ce fut une découverte.
En fait, jusqu’alors, je n’avais jamais cherché à vérifier si le conflit du tube de dentifrice était mérité. Il s’avère que non. Combien de conjoint s’en trouveront apaisé ? Ça dépend !
En effet. Mon expérience ne porte que sur un tube à raison de trois brossages par jour. Si vous ne vous lavez les dents qu’une fois par jour cela peut générer d’autres conflits. Le conflit d’haleine ! Mais vous pouvez aussi trouver que votre tube sèche et donc, je pourrais en déduire que vous ne vous brossez pas assez souvent les dents. Etc.

Ainsi peuvent s’expliquer certains conflits du travail.

Une assertion infondée au départ, peut introduire une suite de conflit dans la mesure où elle se trouve remise en cause par celui qui la pratique.
Explications : Le travail est une tâche qui s’exerce dans un environnement, avec des personnes, du matériel et des actes à accomplir. La manière dont ce travail se réalise dépendra de tous ces facteurs et, aucune situation de travail réalisée par des travailleurs ne peut se trouver absolument identique à une autre. C’est pourquoi chacun, en fonction de ses connaissances, de son expérience, de ses compétences, de son implication et, de l’intelligence pratique qui lui permettra de compenser tous les imprévus, apportera un cheminement différent pour parvenir au bon résultat, résultat qui est souvent celui d’un travail collectif. Si dans certains secteurs industriels, ou médicaux, le respect de procédures est un impératif sécuritaire, (protection des installations et des hommes), ailleurs, cette exigence du respect de protocoles, de référentiels, et autres certitudes du new-management, n’est qu’un artifice. Elle sert essentiellement à rappeler au travailleur son état de subordination, volontaire, ou subit. Elle justifie aussi l’emploi de contrôleurs de procédures, qui, en fait, ne sont employés que pour mesurer le degré de soumission des travailleurs aux directives imposées, qui sont souvent des assertions infondées.
En dehors des impératifs sécuritaires, il est juste d’affirmer ; qu’importe le chemin pourvu qu’on ait la fin. Qu’importe la façon individuelle de travailler, si le résultat collectif est atteint.
Ce sont sur ces bases que la qualité du travail devrait s’évaluer et non sur le degré de domestication des travailleurs.

Si vous ne partagez pas cette lecture, si vous êtes contrôleurs, chef, petits-chef, même-pas-chef, n’oubliez-pas de fermer votre tube de dentifrice trois fois par jour, parce que c’est comme ça qu’on vous a dit de faire.

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